Canada - Selon des chercheurs de l’université de Montréal, la méditation zen permettrait une meilleure tolérance à la douleur, que le pratiquant soit en état méditatif ou pas.
La méditation zen peut apporter un équilibre mental, physique et émotionnel qui contribuerait au soulagement de douleurs modérées. Le Dr Grant, auteur de l’étude, explique : "Les personnes qui méditent sont beaucoup moins sensibles à la douleur.
Deux groupes de 13 personnes ont été comparés : l’un formé d’adeptes ayant pratiqué un minimum de 1000 heures de méditation et un second formé de sujets qui n’en avaient jamais fait. Une plaque chaude était pressée sur les jambes des sujets à des températures pouvant aller de 43 à 53 degrés Celsius, soit la température maximale avant de brûler la peau.
Alors que plusieurs adeptes de la méditation ont toléré la température maximale, aucun des sujets de l’autre groupe n’a pu en faire autant. Les résultats ont ainsi révélé que la méditation a eu un effet analgésique chez les membres du premier groupe et a diminué de 18 % l’intensité de la douleur.
Pour Joshua A. Grant, qui a publié dans Psychosomatic Medecine les résultats de sa recherche supervisée par le neuropsychologue Pierre Rainville, cette sensibilité moindre pourrait s’expliquer en partie par le rythme de la respiration, qui est plus lent au sein du groupe de personnes ayant médité. « Pour nous, c’est une découverte clé, a mentionné le chercheur. C’est le premier pas d’une plus vaste recherche qui nous permettra de comprendre les mécanismes de la perception de la douleur et comment on peut les influencer. »
Joshua A. Grant met en garde contre les conclusions trop faciles. « On a remarqué que ça prend au moins 2500 heures de méditation pour faire changer l’expérience de la douleur. Je ne pense pas que les gens qui commencent demain matin à méditer vont apprendre à contrôler la douleur, a-t-il précisé. Pour l’instant, c’est un outil. »
Le doctorant en est actuellement à interpréter les résultats du second volet de sa recherche. Très similaire à la première, cette étude s’attarde plutôt à observer les zones du cerveau où il y a absence — ou pas — d’activité cérébrale