Pourtant la Cour avait condamnée à deux reprises Mitra Javan mardi pour pratique illégale de la médecine, celle-ci ayant appliquée des protocoles de traitement qui sont strictement réservés aux médecins. Malgré tout elle a continué à défier la justice. Mal lui en prend, car à la suite d’une enquête du Collège des Médecins du Québec, elle se retrouve cette fois accusée d’outrage au tribunal et est passible de 50 000 $ d’amende, voire même d’emprisonnement.
Un de ses patients en est mort
Sur sa carte de visite, Mitra Javanmardi se présente comme docteur en médecine naturopathique. Or, seuls les médecins et dentistes peuvent porter ce titre professionnel. La « docteure » a causé la mort d’un de ses patients en 2008. Un homme âgé de 84 ans à qui elle a administré une solution minérale en intraveineuse. Le vieillard a immédiatement été pris de violents malaises et est décédé quelques heures plus tard d’un arrêt cardiaque.
C’était en juin 2008. Mais elle n’a pas été davantage inquiétée (son procès pour homicide involontaire est fixé à l’an prochain), puisqu’elle récidivait en empiétant dans le champ de la médecine. Elle connaîtra finalement sa sentence à la fin de l’été. Pour sa part, Gilles Parent, porte-parole des naturopathes agréés, estime que les agissements de Mitra Javanmardi sont de nature à discriminer la profession de naturopathe. Il presse le gouvernement du Québec de mieux encadrer leur travail....